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1er mai MR

Publié le 03 mai 2009

 

1er mai : il faut changer le système en Wallonie et le système c'est le socialisme, a déclaré Didier Reynders

L'avenir de la Wallonie, de Bruxelles, repose sur la bonne gouvernance. Et pour donner aux Wallons, aux Bruxellois, qui la méritent bien, cette bonne gouvernance, «il faut changer le système, et le système est socialiste,» a déclaré dimanche Didier Reynders à l'occasion du traditionnel discours du 1er mai libéral dans le hall des sports Roi Baudouin de Jodoigne.

 

Une foule de militants lui a fait une longue et chaleureuse ovation debout.   

Ce 1er mai jodoignois revêtait un caractère tout particulier puisqu'il se fêtait en pleine campagne, au propre comme au figuré, dans la perspective des élections régionales, communautaires et  européennes du 7 juin prochain.

«Nous sommes à Jodoigne et cela sent fort la campagne,» a ironisé Jean-Paul Wahl, le Député-Bourgmestre de la cité rurale du Brabant wallon qui accueille depuis 1994 la fête libérale du 1er mai, créée à l'initiative de Louis Michel en 1994.  

Une fête qui est celle de tous les travailleurs, qui est aussi celle des libéraux, du MR porteur d'espoir pour tous, a dit en substance Jean-Paul Wahl.

«Cette fête est la nôtre, on ne va pas nous l'accaparer,» a-t-il déclaré.

Plusieurs orateurs se sont succédés après lui, comme Serge Kubla, chef de groupe MR au Parlement wallon, qui a stigmatisé l'impéritie de la gestion PS-cdH, qui a loué les qualités des Wallons en indiquant que pour certains partis, il y a avait «les bons Wallons et les mauvais Wallons,» en bref ceux qui se contentent du système en place, et ceux qui le contestent légitimement.

«Nous allons réveiller la Wallonie, réinventer son avenir,» a lancé Serge Kubla en reprenant le slogan du MR pour les prochaines élections.

Ce fut alors le tour d'Armand De Decker, Président du Sénat et tête de liste à Bruxelles, qui a rejeté la confusion que la gauche entretient entre le libéralisme et le capitalisme sauvage, avant d'évoquer la dimension européenne et internationale de Bruxelles, qui produit 20% de la richesse du pays qui est restée, sous l'Olivier, la capitale mal aimée.

 

«Le libéralisme réformateur c'est le refus du conservatisme,» a affirmé Armand De Decker. 

Sabine Laruelle, ensuite, ovationnée à plusieurs reprises, adulée même par une foule qui lui a exprimé sa reconnaissance pour les mesures qu'elle a réussi à arracher en faveur des indépendants, des agriculteurs, des PME, ces secteurs dont elle a la charge ministérielle. Des pensions plus élevées, des charges moins pesantes, des allocations familiales revues à la hausse.

La Ministre a aussi fustigé le cartel PS-cdH qui a désertifié l'économie wallonne.

«Les socialistes-humanistes ou les humanistes-socialistes, c'est chou vert et vert chou, c'est la réunion d'une orange amère et d'une rose qui se fane,» a constaté Sabine Laruelle.   

 

Puis Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l'aide humanitaire, premier sur la liste européenne, a eu des accents «churchilliens,» comme seul il peut les avoir pour défendre l'Union européenne, ses valeurs, ses contributions à la solidarité, à la paix, à la prospérité.

Il a accusé les gouvernements sociaux-démocrates d'avoir au sommet de Lisbonne, bloqué les avancées sociales, de s'y être opposés à l'intégration des politiques sociales dans le système européen, comme il le défendait avec Guy Verhofstadt, alors Premier Ministre.

Didier Reynders, alors, est monté sur la tribune pour proclamer que Wallons et Bruxellois méritaient bien mieux que ce que leurs gouvernements régionaux respectifs leur avaient apporté, ou plutôt ce qu'ils n'avaient pas fait pour les sortir de l'ornière. Pour vivement dénoncer leur incapacité à mettre en œuvre une bonne gouvernance.

S'en prenant à la gestion des gouvernements wallon, de la Communauté française et de Bruxelles, Didier Reynders a rappelé qu'on avait «connu les gouvernements Van Cau, Di Rupo, Arena, Demotte et Picqué.»

«Qui était le plus mauvais de ce club des cinq?,» a demandé Didier Reynders.

Le Président des Réformateurs a ensuite plaidé pour le renforcement des liens entre Bruxelles et la Wallonie, rappelant les défis en matière d'enseignement et de formation.

 

«L'échec des coalitions en place repose sur l'évolution catastrophique de l'enseignement. Il faut oser remettre au coeur du débat le goût de l'excellence,» a-t-il déclaré.

«La crise peut être l'opportunité de développer le goût d'entreprendre tout en axant la politique sur le développement durable. Seul le goût d'entreprendre peut apporter la prospérité et celle-ci est indispensable pour assurer la solidarité. On ne crée pas un paradis social sur un désert économique,» a expliqué Didier Reynders. Et d'insister une nouvelle fois sur la nécessité d'amplifier le différentiel aujourd'hui encore trop ténu entre les salaires et les allocations de chômage.

Le Président du MR a alors plaidé pour davantage de partenariats public-privé, par exemple, pour les logements sociaux, pour les routes wallonnes dont l'état est tel qu'il a évoqué le cas d'un de ses amis motards, «qui aime faire de la moto tout-terrain.»

«Il a trouvé la solution. Il ne va plus dans les bois, il emprunte les routes wallonnes....,» a expliqué le Président du MR.

Didier Reynders a aussi évoqué la politique fédérale et les crises qu'il avait fallu gérer, les décisions souvent difficiles qu'il avait fallu prendre en expliquant que sa capacité d'oser prendre des responsabilités et de passer à travers les critiques s'exprimant parfois même au sein du gouvernement, venait du soutien des militants.

Comme Louis Michel qui s'étonnait de l'attitude des gouvernements sociaux-démocrates face aux projets sociaux des libéraux, Didier Reynders s'est étonné à son tour qu'il avait «fallu des mois pour prendre une mesure visant à protéger les employés contre la crise, le chômage économique.»

 

«Je ne comprends toujours pas pourquoi les libéraux doivent se battre contre la gauche et les syndicats pour défendre les travailleurs. Mais il a fallu trouver un truc. Comme à l'époque où on ne parlait pas de privatisation mais de consolidation stratégique. Quand on revendait la SABENA à Swissair avec le succès que l'on sait, par exemple. N'en déplaise à Mme Demelenne (la Secrétaire générale de la FGTB), le chômage économique pour les employés c'est une bonne chose même si on l'appelle suspension partielle ou totale du contrat de travail,» a expliqué Didier Reynders.

Et puis la fête a repris ses droits, avec les animations pour enfants, le barbecue géant, les produits artisanaux proposés sur les stands des fédérations.

Sans oublier le karaoké devenu aussi traditionnel que le 1er mai libéral, où on été entendues, mais c'était pour la bonne cause, les seules fausses notes de la journée qui s'est terminée sur quelques rocks endiablés.

Après le traditionnel 1er mai à Jodoigne, le MR organisera encore trois congrès, bruxellois, à Uccle, le 12 mai, européen, à Mons, le 16 mai, et wallon, à Verviers, le 30 mai.

Le MR a synthétisé son programme en 50 propositions qu'il mettra à disposition des électeurs et propose un site internet spécial élections, http://www.reinventons.be/  

Bruxelles Europe région wallone 1er mai Elections



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